droit du travail
livres droit du travail

Sujets Messages Archives Livres


<< Sujet précédent << Message précédent Sujet n° 39 sur un total de 4022
Message n° 1 sur un total de 9
Message suivant >> Sujet suivant >>

Chantage au licenciement


de Epona 08/14/2008 08:28



Bonjour,

(désolée, c'est long mais j'essaye de bien expliquer le contexte)

Je dirige avec mon conjoint une petite entreprise de 8 personnes qui a deux
points de vente, un en région parisienne (2 pers), l'autre en Rhone Alpes (6
pers + les dirigeants).

Par un concours de circonstances, les deux personnes du point de vente
parisien veulent se faire licencier (une pour rejoindre son ami en Province,
l'autre pour élever son enfant de 2 ans aux frais des Assedic).
Elles font donc tout depuis 6 mois pour atteindre leur objectif, en
particulier se mettre en arrêt maladie pour état dépressif à chaque fois que
l'autre est en congés, nous obligeant à venir de la région Rhône Alpes en
catastrophe pour faire l'interim.

L'une des deux a finalement démissionné car ayant trouvé un poste en
Province auprès de l'élu de son coeur, et quitte l'entreprise aujourd'hui.
Son remplaçant n'arrive que le 1er septembre.

Pendant deux semaines, l'autre personne sera donc seule sur le point de
vente et ce qui devait arriver arriva : elle vient de nous prévenir qu'elle
ne pourra pas venir précisément ces deux semaines-là en raison de problèmes
de garde de son enfant.
Il faut savoir qu'elle nous avait demandé en janvier ces deux semaines pour
des congés que nous ne lui avions pas accordés. Elle avait déjà à l'époque
évoqué un problème de garde d'enfant car sa nounou partait en vacances à ces
dates-là. Nous lui avons demandé de s'organiser autrement car nous ne
voulions pas laisser l'agence avec une seule personne (chat échaudé...).

Nous ne pouvons pas fermer le point de vente pendant deux semaines, notre
activité nécessite une présence permanente, ne serait-ce que pour répondre à
un appel d'urgence d'un de nos clients.

Par ailleurs, il se trouve que c'est précisément la semaine prochaine que
nous déménageons le point de vente de Rhône Alpes et que nous accueillons
deux nouveaux embauchés qui correspondent à un accroissement de l'activité
liée à ce déménagement.
Donc très très difficile pour nous d'aller faire l'interim à l'agence
parisienne car nous devons gérer le déménagement (fin des travaux,
réinstallation du réseau informatique et téléphonique, accueil des nouveaux
embauchés, installation des bureaux...).

Nous lui avons donc proposé de ne venir que 3 heures par jour pour répondre
aux urgences, l'après-midi, pendant que son enfant fait la sieste à
l'arrière du point de vente si elle n'a pas d'autre solution, en sachant
qu'elle ne sera pas à 100% avec son enfant qui dort et risque de se
réveiller. Le reste du temps, nous lui avons proposé de basculer les appels
sur le portable de l'agence pour lui permettre de répondre à ces appels
depuis chez elle.
Elle a refusé toutes nos propositions d'aménagement (en fait, nous pensons
qu'elle part tout simplement en vacances deux semaines, nous savons qu'elle
a réservé une location pour sa famille à cette période).
Elle nous a clairement dit au téléphone que son objectif est de se faire
licencier.

Accessoirement, elle n'a plus de jours de congés disponible, ils ont tous
déjà été pris.

Nous allons donc nous résoudre à la licencier pour abandon de poste.

Quelle marche à suivre nous conseillez-vous ?

- Le refus d'accord des congés à cette période a été donné par email à
plusieurs reprises depuis janvier. Nous avons donc déjà des écrits en ce
sens.
- Nous pensons lui envoyer un recommandé AR de mise en demeure de reprendre
le travail dès le premier jour d'absence puisqu'elle n'a pas caché son
intention de ne pas venir pendant deux semaines, en lui rappelant que nous
lui avons refusé de s'absenter pendant ces deux semaines à plusieurs
reprises car cela désorganise l'entreprise.
- En milieu de semaine prochaine, si elle n'est toujours pas là, nouveau
recommandé AR fixant un entretien préalable à sanction pour le premier jour
J1 où elle a prévu de revenir (pour qu'on ne puisse pas nous reprocher
d'avoir fixé sciemment un RV pendant la période où elle sera absente).
- Un jour franc J2 (pour lequel il est possible de prévoir qu'elle soit en
jour de repos).
- Lettre de licenciement pour faute grave remise en main propre J3 sans
préavis et donc mettant fin immédiatement au contrat de travail.

=> Qu'en pensez-vous ?
Notre objectif est de ne prendre aucun risque et aussi de ne pas risquer
qu'elle "contamine" par son mauvais esprit le nouvel embauché qui arrivé
justement J1 (je vous rappelle que si nous attendons, elle va être en
permanence seule avec ce nouvel embauché, et il est très facile de "monter
le bourrichon" à quelqu'un et beaucoup plus difficile de récupérer la
situation ensuite).

=> Est-il possible par la suite de demander réparation du préjudice subi par
l'entreprise en raison de cet abandon de poste ?
Nous allons être obligés, en plein déménagement, de monter de Rhône Alpes
pour plusieurs jours avec billets de train, nuits d'hôtel à la clef, sans
parler des salaires des personnes qui vont monter et de la perte de chiffre
d'affaires.
Elle le sait parfaitement et le fait volontairement pour nous pousser à bout
comme elle l'a déjà fait auparavant ainsi que sa collègue à chaque fois que
l'un d'elles était en congés (mais c'étaient des arrêts de travail de deux
semaines pour "état dépressif" qui démarraient à chaque fois au début des
congés de l'autre, impossibles à contester).

Merci par avance de votre aide.
Epona



Chantage au licenciement Epona
  Re: Chantage au licenciement Dave Neve
    Re: Chantage au licenciement Epona
  Re: Chantage au licenciement R1
    Re: Chantage au licenciement Epona
  Re: Chantage au licenciement www.juristprudence.c.la
    Re: Chantage au licenciement Epona
  Re: Chantage au licenciement Deltaplan
    Re: Chantage au licenciement Epona
 
emploi